Retour au point de départ?
May 17, 2012 by Christian Dallaire

Deux hommes qui auront bien du travail d'ici les prochaines semaines.
(QT) Mon petit doigt me dit que le jour de la marmotte fera un retour dans un avenir très proche… Avec la NHL qui ne renouvellera pas la convention collective en cours.
En regardant les chiffres enregistrés par le circuit Bettman, jamais la grande ligue aura été aussi populaire. La NHL engendre des revenus qui atteignent près de deux milliards de dollars et rien ne semble annoncer que cette somme baissera, voyant même plusieurs autres villes désirer se procurer une formation soit par la vente d’une équipe “pauvre” ou par expansion.
Cette dernière option semble même intéresser le bras droit de Gary Bettman, Bill Daly, alors que les deux hommes n’avaient pas le même discours il y a de ça un an, puisque 30 formations s’avéraient suffisants.
Deux villes comme Seattle et Québec qui poussent avec leur amphithéâtre – quoique Québec semble tremper dans une possible collusion – et la NHL qui est à quelques heures de sauver les Coyotes avec Greg Jamison, on suppose que Bettman et Daly voudront en faire de même, sauvant des équipes comme Long Island et Columbus.
Il y a un hic…
Comment se fait-il qu’il y a encore plus du tiers des équipes qui ne sont pas encore capable de faire de l’argent? Plusieurs d’entre elles se retrouvent ENCORE a écrire leur fin de saison à l’encre rouge! Et on ne parle pas que d’un simple 100 000$, mais de millions dans le trou.
De plus, n’oubliez pas que cette convention a été signée SUPPOSÉMENT à l’avantage de la NHL et des propriétaires aux dires des joueurs. Preuve? L’histoire affirme que Bob Goodenow, ancien représentant des joueurs lors du lock out de 2005, avait demandé son retrait de la NHLPA au profit de Ted Saskin. Seulement, on peut mettre en doute cette hypothèse en croyant qu’il se serait fait plutôt montrer la porte poliment.
Après tout, il y a bien des joueurs (Jason Spezza entre autre) qui affirmèrent leur mécontentement après la signature de cette entente.
Rien compris!
Or, en regardant le portrait de Picasso, il y a encore trop de formations qui s’endettent pour espérer être dans la compétition et malgré ce fameux partage des revenus, les dettes s’accumulent.
C’est beau d’essayer de donner des chances à de petits marchés, mais la NHL et la NHLPA vont devoir mettre leur poing sur la table et faire un choix plus judicieux. Deux options:
1) Réduire à nouveau la masse salariale sans l’augmenter de manière ridicule année après année, question de donner des chances à tous et garder un meilleur équilibre avec les 30 équipes.
Certes cela fait un peu “socialiste”, mais qu’est-ce qui faudrait faire pour garder une plus grande paritée à tous les niveaux dans ce circuit? Ce n’est pas Bettman qui ne veut pas être condamné à déménager des clubs?
2) Continuer dans cette direction, constater que les gros marchés pourront se payer les gros noms de la ligue et que les petits marchés vont devoir plier bagages à moyen et long terme, pour des villes plus grosses et/ou plus intéressées à accueillir une équipe.
Également une bonne solution, mais je vous laisse imaginer tout le travail administratif qu’aura à compléter la NHL; bien des villes perdraient leur joyau et on pourrait parier que la NHL se retrouverait avec plus ou moins 20 formations plutôt que 30.
Un moment donné, un homme d’affaires moindrement brillant en a plus que marre d’éponger des dettes. Or, il faut croire que Greg Jamison aimerait bien se lancer dans des séances de sado-masochisme.
Bref, ce sera donc aux deux parties de couper la poire en deux (du moins pour débuter bien sûr!). La NHLPA va devoir se serrer à nouveau la ceinture, tandis que la NHL ne pourra plus laisser les propriétaires dépenser comme des fous, quitte à mettre à l’amende les fautifs de dépassement du plafond.
Vous allez dire que cela ne peut être qu’un monde merveilleux mais imaginaire et vous avez peut-être raison.
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Source Média: Christian Dallaire pour LeQuebecTimes.com
Commentaires: christiandallaire@lequebectimes.com

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