Témoignage de Marc Bellemare Suivez la commission Bastarache en direct
August 24, 2010 by Martin Smith

(QT) Sauf huis clos ou ordonnance de non-publication, le passage de Marc Bellemare devant la commission Bastarache sera décrit en direct, aujourd’hui et demain, sur le site Internet du Journal de Québec. Vos commentaires sont les bienvenus. Ils peuvent être adressés à taieb.moalla@journaldequebec.com.
Midi 32 : C’est la pause du midi. Retour à 14 heures!
12H30 : Je n’écoute pas LCN en ce moment, mais on me dit que l’analyste Jean Lapierre vient de parler de « la plus grosse bombe politique des 30 dernières années au Québec ». La réaction de Jean Charest est très attendue.
12H25 : Avant même la fin des conseils des ministres, il arrivait à Marc Bellemare de téléphoner aux juges pour leur annoncer la décision de leur nomination, rapporte l’ancien ministre de la Justice.
12H20 : « J’en revenais pas que Franco Fava ait appris que Michel Simard a passé le concours pour devenir juge », s’étonne Marc Bellemare.
12H06 : En 2003, « Franco Fava savait que j’allais être nommé ministre de la Justice avant moi (…) Il était assez plogué merci! », note Marc Bellemare.
12H05 : La députée adéquiste Sylvie Roy vient de sortir de la salle. Entre temps, Marc Bellemare parle de « l’arrogance » de Franco Fava.
12H05 : Marc Bellemare ne conteste pas les qualités des juges nommés. Il dénonce cependant les influences qui auraient été exercées sur lui.
11H58 : La désormais fameuse pièce 5P, déposée par Marc Bellemare, est sur le site Internet de la commission Bastarache: http://www.cepnj.gouv.qc.ca/documents-deposes-devant-la-commission.html.
11H52 : « Quatre à cinq rencontres et une dizaine de coups de fil » entre MM. Fava et Bellemare à l’été 2003. L’ancien ministre de la Justice fait la nomenclature des restaurants de Québec dans lesquels il aurait mangé avec l’influent organisateur libéral. « Il faut nommer notre monde », lui aurait dit M. Fava à plusieurs reprises au cours de cet été-là.
11H50 : « Franc Fava était en fast track avec Jean Charest. Sinon, j’aurais envoyé paître (Fava et Rondeau) », rapporte Marc Bellemare.
11H45 : « On faisait notre salade ensemble » au buffet du conseil des ministres, dit Me Bellemare en parlant de Jean Charest. « « J’étais près de la porte dans le sens propre et pas figuré », rigole l’ancien ministre.
11H36 : « Franco est un ami personnel. C’est un organisateur influent. Il faut l’écouter. S’il t’a dit de nommer Bisson et Simard (comme juges), nomme-les! », aurait dit Jean Charest à Marc Bellemare. Si c’est vrai, c’est une véritable bombe politique.
11H32 : « Je suis très agacé », aurait lancé l’ex-ministre de la Justice au premier ministre Jean Charest lors de cette rencontre du 2 septembre. Je vous parie que les membres du gouvernement, réunis en conseil des ministres en ce moment même, sont en train de regarder la télévision!
11H30 : « C’était une rencontre décontractée. Il m’a servi un Perrier », dit Bellemare à propos de son meeting avec Jean Charest.
11H25 : Bellemare aurait voulu nommer Claude Chicoine, mais il était « embarrassé » à cause de « l’instance » de M. Fava et de l’amitié de ce dernier avec le premier ministre Charest. « C’était une situation très délicate pour moi », signale-t-il. Il dit avoir appelé le PM le dimanche 24 août 2003, vers 15 heures, chez lui, pour lui parler de la situation. Il ajoute l’avoir rencontré le 2 septembre pendant une heure et demie. « T’as de problèmes avec Franco (Fava)? », lui aurait demandé le PM.
11H22 : Marc Bellemare parle de « l’influence » de MM. Fava et Rondeau pour nommer « fin juillet-début août 2003 » Michel Simard comme juge (juge en chef adjoint, chambre civile, à la cour du Québec). « Ami de longue et sympathisant libéral », aurait dit M. Randeau à l’ex-ministre de la Justice Bellemare en parlant du futur juge Simard.
11H20 : Marc Bellemare a pris des notes à propos de ces « influences » alléguées pour la nomination de juges. Son avocat le confirme. Il s’engage fournir ces notes manuscrites. Les procureurs du gouvernement et de Jean Charest veulent s’assurer de pouvoir examiner l’original de ces documents.
11H15 : Il y a six noms sur la liste de Bellemare. Les juges Marc Bisson, Line Gosselin-Després et Michel Simard, mais aussi Franco Fava, Charles Rondeau et Guy Bisson.
11H10 : Les 30 places réservées au public sont loin d’être toutes occupées. L’adéquiste Sylvie Roy vient de faire son apparition.
11H : « Si personne ne s’objecte à la publication de la liste, on vous la donne au retour de la pause », affirme le directeur des communications Guy Versailles.
10H57: Pause de dix minutes. On n’a pas encore la liste. Pas sûr du tout qu’elle sera publiée.
10H53 : Une liste des personnes que Marc Bellemare met en cause circule parmi les avocats. Cette liste n’est pas publique pour l’instant.
10H49 : Les pré-rencontres avec les procureurs de la commission étant « facultatives », Marc Bellemare a choisi de ne pas s’y présenter et de venir directement voir le commissaire. « J’ai une clientèle abondante et je devais m’en occuper », explique-t-il, avec une légère pointe d’ironie.
10H45 : « Un jeu de nature politique » s’est déroulé lors de la nomination des trois juges dont il a été question en avril, avance Me Bellemare. « Mais je n’ai jamais remis en question le processus connu de nominations des juges », glisse-t-il.
10H42 : Oublié de vous dire que Marc Bellemare a répété ses accusations. C’est le collecteur de fonds Franc Fava qui est intervenu pour que Marc Bisson soit nommé à titre de juge, a affirmé l’ex-ministre de la Justice.
10H40 : En 2003-2004, « beaucoup d’avocat fonctionnaires » étaient sur la courte liste soumise pour un poste de juge. Marc Bellemare dit qu’il voulait que plus « d’avocats plaideurs » fassent leur apparition sur ladite liste.
10H35 : Comme les discussions semblent assez techniques, des petits rigolos ont lancé un concours sur Twitter pour savoir quel avocat allait s’endormir en premier!
10H33 : Le nom du juge Marc Bisson est également évoqué. C’est un des trois noms que Marc Bellemare avait sorti de son chapeau lors de ses interventions fracassantes en avril 2010. On s’intéresse pour le moment au processus de nomination des juges.
10H30 : La lettre de démission de Marc Bellemare du 27 avril 2004 est produite. Un paragraphe, qui contient des données personnes, y est effacé.
10H23 : Le nom du collecteur libéral Franco Fava est évoqué. L’avocate du gouvernement Suzanne Côté se lève pour… ne pas s’objecter! Elle dit que son silence ne doit pas être interprété comme une acceptation par le gouvernement d’un élargissement du mandat de la commission Bastarache.
10H20 : Gros débat pendant la pause sur l’éventuelle immunité dont bénéficierait Marc Bellemare pendant son témoignage. Les avis juridique divergent. La Loi sur les commissions d’enquête prévoit que « nulle réponse donnée par une personne ainsi entendue comme témoin ne peut être invoquée contre elle dans une poursuite en vertu d’une loi, sauf le cas de poursuites pour parjure ou pour témoignages contradictoires ».
10H15 : Courte suspension et début à l’instant du témoignage de Me Bellemare par Me Giuseppe Battista.
9H55 : Me Giuseppe Battista, procureur en chef de la commission d’enquête, signale que certains documents pourraient être frappés d’interdits de non-publication.
9H52 : La commission entendra une quarantaine de témoins, a déclaré Michel Batarache. Va-t-on vraiment pouvoir achever les audiences d’ici le 30 septembre?
9H50 : La commission se déroule aussi sur Twitter. Votre serviteur gazouille ici. Notre caricaturiste Ygreck est là .
9H42 : « Rythme de travail intensif » pour les procureurs même pendant l’été, jure Michel Bastarache. Une façon de dire que la commission a travaillé fort même si peu de choses sont publiques pour l’instant. Marc Bellemare écoute attentivement.
9H40 : Me Bastarache est content de réaliser qu’il y a beaucoup de journalistes dans la salle.
9H39 : « Il n’y a pas d’accusés devant la commission », dit le commissaire Michel Bastarache d’entrée de jeu. Ce dernier ajoute que le but de jeu est de découvrir « la vérité ».
9H32 : Marc Bellemare arrive dans la salle. « C’est qui lui?», s’amuse un journaliste.
9H29 : Attente fébrile. Les photographes et les caméramans sont aux aguets!
9H15 : Arrivé en taxi, Marc Bellemare vient de parler brièvement aux journalistes à l’entrée de la commission Bastarache. Ça a duré exactement 43 secondes, selon l’enregistrement que ma collègue Geneviève Lajoie vient de me refiler. « Au cours des dernières semaines, j’ai exprimé de sérieuses réserves au sujet de la commission Bastarache et les sondages publiés hier indiquent qu’une majorité de Québécois partagent les mêmes réserves. Ces sondages montrent également que les Québécois veulent entendre ce que j’ai à dire et j’en ai pris acte. C’est pour quoi je suis ici ce matin. Depuis le début, je souhaite pouvoir témoigner au grand jour pour que tous les citoyens du Québec puissent juger du sérieux et de la gravité de mes affirmations. J’espère que cette commission pourra me donner cette opportunité aujourd’hui », a-t-il lancé.
9H: Bizarrement, on me dit à l’instant que peu de personnes sont en bas pour assister aux travaux de la commission.
8H45 : L’essentiel des gros noms du journalisme québécois sont présents.
8H30 : J’ai oublié de dire que le stationnement est pour une fois gratuit en bas. Une bonne économie pour mes patrons!
8H15 : « Running gag » à la commission. L’auteur de ces lignes, qui se fait un point d’honneur de ne pas s’habiller trop chic, est pour une fois en pantalon et en cravate (rassurez-vous, j’ai choisi celle qui se noue facilement). Tout le monde s’escalaffe à mon passage!
8H: Ma collègue Geneviève Lajoie et moi-même affirmons que Marc Bellemare compte parler
Au Devoir, on insiste plutôt sur le possible huis clos
À La Presse, on avance que les procureurs avancent à tâtons
7H45 : Arrivée au 1091 Grande-Allée Ouest. Je suis accueilli par une demi-douzaine de clowns! Le mouvement est initié par le chroniqueur et blogueur au Journal de Québec Éric Duhaime. « Les gens klaxonnent et ramassent des nez, c’est bien le fun, a-t-il fait observer. Les gens expriment leur dégoût devant ce gaspillage de fonds publics et cette commission bidon. »
( suite sur lejournaldequebec.canoe.ca )
Source Media: par Taïeb Moalla lejournaldequebec.canoe.ca & Article installé par Martin Smith pour LeQuebectimes.com

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