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Mort de Paul Buisson Le Dr Simard radié pour quatre mois

April 22, 2010 by Martin Smith 

Steeve Simard

(QT) Le docteur Steeve Simard de l’hôpital de Saint-Eustache vient d’être radié du Collège des médecins pour une période de quatre mois, en raison de fautes professionnelles commises lors du traitement de Paul Buisson.

Caméraman et animateur au Réseau des sports , Paul Buisson est mort d’insuffisance respiratoire reliée à l’administration de narcotiques, le 19 avril 2005. Il s’était présenté à l’hôpital en raison de calculs rénaux.

Des médecins lui ont alors prescrit des solutés et des médicaments, dont de la morphine, du Gravol et une forte dose de Dilaudid, ce qui lui a causé une détresse respiratoire. Laissé sans surveillance pendant plusieurs heures, malgré cette forte sédation, il a fait deux arrêts respiratoires. Le deuxième lui a été fatal.

Le Dr Simard et un collègue, le Dr Bruno Blais, ont tous deux été blâmés pour leur gestion de ce dossier par le Conseil de discipline de l’ordre professionnel le 20 avril 2009. Le Dr Blais a reçu une simple réprimande le 10 mars dernier.

Dans sa décision, rendue le 15 avril, le Conseil de discipline soutient que le Dr Simard a commis une « faute grave [...] qui a contribué aux évènements tragiques » en omettant de s’assurer que M. Buisson fasse l’objet d’une surveillance adéquate alors qu’il n’était pas dans un état stable.

Le Conseil avait déjà expliqué l’an dernier que le Dr Simard avait commis une erreur en choisissant de mettre M. Buisson sous contention après qu’il eut été ranimé une première fois. Le fait de le maintenir dans une position couchée risquait d’entraîner une détérioration de sa ventilation.

Le Dr Simard a plaidé qu’il s’était senti rassuré par la présence du personnel infirmier, mais le Conseil de discipline estime que cela constituait « une erreur de jugement ».

La sanction tient aussi compte du fait que le Dr Simard a décidé « intempestivement et dangereusement de procéder à une intubation », alors qu’il aurait plutôt dû procéder à la ventilation assistée par masque et lui prescrire du Narcan, que le Conseil décrit comme l’antidote des narcotiques.

Cette méconnaissance du Narcan, conclut le Conseil de discipline du Collège des médecins, « constitue un élément fort inquiétant pour un médecin pratiquant à l’urgence ». Le Dr Simard a d’ailleurs admis cette lacune lors des audiences qui ont mené à la sanction.
Paul Buisson

Dans les circonstances, le Conseil de discipline lui impose, outre la radiation temporaire de quatre mois, « d’effectuer un stage en urgence, en pharmacologie et en prise en charge de cas graves ».

Le Dr Simard, qui dit avoir été détruit par toute cette affaire, est encore aujourd’hui en congé sans salaire pour cause de maladie. Il est suivi par un médecin, prend une médication et poursuit une psychothérapie.

Le Conseil affirme d’ailleurs dans sa décision que « les sanctions à être imposées à l’intimé devront lui permettre de compléter son processus d’introspection et de guérison, pour qu’il soit en mesure de reprendre sa pratique sans que la protection du public ne soit compromise ».

Le Dr Simard a d’ailleurs demandé que la décision ne soit pas publiée étant donné l’importante médiatisation de cette affaire. Un principe rejeté par le Conseil au motif que de telles dispenses doivent constituer l’exception.
( suite sur radio-canada.ca)
Source Media: radio-canada.ca & Article installé par Martin Smith pour LeQuebectimes.com

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