Faut-il brûler le libéralisme ?
January 13, 2010 by Martin Smith

(QT) En France, une confusion déconcertante règne - encore aujourd’hui - chez les catholiques à propos du libéralisme. S’il est vrai qu’à une époque l’Eglise catholique a condamné une certaine forme de libéralisme politique lui-même anti-catholique, il n’en demeure pas moins que l’économie libérale et le libéralisme économique sont compatibles avec le catholicisme dans la mesure où ils sont aux antipodes du socialisme, du dirigisme et de l’étatisme.
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A cet égard, Guillaume de Thieulloy, rédacteur responsable des 4 Vérités, sur Forum Catholique lundi 11 janvier 2010, c’est livré à quelques commentaires éclairants. A la question de savoir si l’on peut être à la fois catholique et libéral, il répond : « Le vrai problème, me semble-t-il, est de définir le libéralisme. Si on l’entend au sens du libéralisme philosophique (et, plus encore, théologique), c’est-à-dire au sens d’une suspicion sur la possibilité même d’une vérité, il est clair qu’on ne peut pas être catholique et libéral.
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Au sens du libéralisme politique, je serai moins catégorique. J’observe seulement que l’immense majorité des libéraux politiques, en France en tout cas, ont été fort hostiles au catholicisme (plus exactement, ils ont estimé que le catholicisme, c’était bon pour les pauvres qui, grâce à lui, apprenaient à supporter leur condition): qu’il suffise de penser à la monarchie de Juillet. Bref, il est peut-être possible à un catholique d’être libéral en politique, mais, comme disait Gabin, à propos des députés honnêtes et des poissons volants, ce n’est pas la loi du genre ! Et, en tout cas, ce n’est pas ma tradition politique.
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Au sens du libéralisme économique, je serai encore moins catégorique. Si on entend par libéralisme économique, l’absence totale de règle pour l’établissement des relations d’échange entre les hommes, il me semble impossible d’être catholique et de soutenir cela. Si on entend par là l’anti-socialisme, il me semble impossible de ne pas l’être. Entre ces deux thèses extrêmes, il existe tout un éventail de solutions envisageables qu’il faudrait étudier au cas par cas.
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Pour ne pas me dérober derrière des galéjades, j’ajoute que, personnellement, je suis favorable à des libertés économiques très étendues (y compris jusqu’à la possibilité de gérer les litiges devant des tribunaux privés, dans le cadre de médiations, analogues à ce qui se pratiquait au Moyen Âge; jusqu’à la possibilité pour chaque profession de “légiférer” pour son propre compte; et jusqu’à la possibilité pour chaque profession de sanctionner par une sorte de “pouvoir exécutif” les manquements à sa “législation”). Il me semble que ces libertés très étendues sont une conséquence du principe de subsidiarité ».( suite sur cathophile.blogspot.com )
Source Media:Michel Garroté & Article installé par Martin Smith pour LeQuebectimes.com

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