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Copenhague : le négociateur indien exclut tout objectif chiffré

November 29, 2009 by Martin Smith 


(QT)
Le chef de la délégation indienne aux négociations sur le réchauffement climatique a exclu, dimanche 29 novembre, en contradiction apparente avec son premier ministre, tout engagement de son pays en faveur d’objectifs chiffrés de réduction des gaz à effet de serre.
“Il ne peut pas y avoir une quelconque réduction d’émission” de ces gaz pour l’Inde, a déclaré Shyam Saran dans une interview à la chaîne de télévision NDTV.

A une semaine de l’ouverture, le 7 décembre à Copenhague, de la Conférence de l’ONU sur le changement climatique, le responsable indien a semblé ainsi revenir sur les déclarations, samedi, du premier ministre Manmohan Sing. Ce dernier avait pour la première fois déclaré que son pays était prêt à s’engager en faveur d’objectifs “ambitieux” de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, prônant toutefois “un partage du fardeau équitable”.

Mais pour le principal négociateur indien à Copenhague, les pays développés n’attendent pas de l’Inde une réduction chiffrée de ses émissions de CO2, mais “une déviation du ‘business as usual’”, a-t-il déclaré dans cette interview télévisée. “La seule différence d’opinion porte sur la question de savoir si cette déviation (…) peut être quantifiée. Mais s’engager à des objectifs de réduction d’émissions de la même manière que les pays développés, c’est tout simplement impossible”, a-t-il déclaré.

PÉKIN ET WASHINGTON S’ENGAGENT

Pour l’Inde, les pays riches sont historiquement responsables du réchauffement climatique et doivent financer les efforts des pays en développement. Avec 1,2 milliard d’habitants, l’Inde est le seul des principaux pays pollueurs de la planète à ne pas avoir encore donné d’objectifs de réduction chiffrée. Elle refuse l’idée d’objectifs contraignants pouvant freiner sa croissance, mettant l’accent sur des énergies douces comme l’energie solaire.

La Chine a annoncé jeudi pour la première fois un objectif de réduction chiffrée de ses émissions de gaz à effet de serre par unité de PIB de 40 à 45 % par rapport à 2005 en 2020. La veille, Washington avait présenté, sur la même année de référence, des objectifs de réduction de ses émissions de 17 % en 2020 et 42 % en 2030. Après ces engagements chiffrés, l’Inde était sous pression pour faire à son tour un geste fort.(suite sur lemonde.fr)

Source Media: lemonde.fr & Article installé par Martin Smith pour LeQuebectimes.com

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