Carnage à Bagdad
October 26, 2009 by Martin Smith
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Photo: AFP/Ahmad al-Rubaye Les ministères de la Justice et du Travail ont été la cible d’un double attentat le 25 octobre 2009. |
(QT) Le bilan du double attentat à la voiture piégée, dimanche matin, dans le centre de Bagdad, ne cesse d’augmenter. Il atteint maintenant plus de 130 morts et 500 blessés.
Les attaques, qui se sont produites à quelques minutes d’intervalle, ont eu lieu devant le quartier général de l’administration provinciale de Bagdad et près de l’édifice du ministère de la Justice. C’est un secteur qui regroupe plusieurs édifices gouvernementaux et qu’on considère parmi les plus sécuritaires. Il est tout près de la zone verte qui englobe l’ambassade américaine et les bureaux du premier ministre irakien.
Il s’agit des attentats les plus meurtriers à survenir dans la capitale irakienne depuis deux ans. Le nombre insuffisant d’ambulances pour transporter les blessés a contraint les autorités à emprunter des voitures de particuliers pour en conduire certains à l’hôpital.
Le porte-parole du Service de sécurité de Bagdad, le général Qassim Atta, a déclaré à l’Associated Press que les attentats visaient les institutions gouvernementales. « Ils visent le gouvernement et le processus politique dans le pays », a-t-il dit.
Le gouvernement irakien accuse des agents « étrangers », venus notamment de Syrie, d’être à l’origine des attentats et a demandé aux Nations unies d’enquêter.
Le premier ministre Nouri al-Maliki, qui a déjà accusé par le passé Damas de donner refuge à des membres du parti Baas de l’ex-président Saddam Hussein, a lancé une sévère mise en garde. « Les crimes du Baas et d’Al-Qaïda ne réussiront pas à bloquer le processus politique et la tenue des élections », a-t-il affirmé, par voie de communiqué.
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Photo: AFP/Sabah Arar Des policiers sécurisent la scène des attentats qui ont fait au moins 130 morts, le 25 octobre à Bagdad. |
Ces attaques surviennent alors que l’ambassadrice américaine aux Nations Unies est justement de passage dans la capitale irakienne pour discuter de la création d’un tribunal international qui jugerait les responsables d’attentats.
Le chef de l’armée de terre irakienne, le général Ali Gheidan, a déclaré à l’Agence France Presse qu’il craignait un regain de violences dans les neuf prochains mois en raison de la tenue d’élections générales et de l’installation d’un nouveau gouvernement.
Ces attentats rappellent ceux du 19 août dernier aux ministères des Affaires étrangères et des Finances qui avaient fait une centaine de morts. Deux kamikazes avaient alors fait exploser leur camion piégé devant ces ministères, tuant 95 personnes.
Dans une déclaration, le président des États-Unis, Barack Obama, a dit que « les bombes n’avaient aucun autre but que de tuer des innocents. Les bombes ne font que révéler l’agenda destructeur de ceux qui ne veulent pas accorder au peuple irakien l’avenir qu’il mérite ».
Le président, qui a qualifié les attentats de « révoltants » a téléphoné au premier ministre irakien Nouri Al-Maliki et au président Jalal Talabani pour leur dire que les États-Unis étaient au côté du peuple irakien.
Source Media: Denis Lessard La Presse & Article installé par Martin Smith pour LeQuebectimes.com



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