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800 emplois de moins enfin du répit pour les contribuales canadiens

March 25, 2009 by Martin Smith 

(QT) Le président-directeur général de la Société Radio-Canada, Hubert T. Lacroix,
a annoncé mercredi que le diffuseur public fait face à un manque à gagner de 171 millions de dollars, et qu’il doit en conséquence supprimer des emplois, modifier la programmation et vendre des actifs.

Quelque 800 employés seront ainsi mis à pied, soit environ 335 au sein des services français, 400 au sein de CBC et environ 70 autres au sein d’autres composantes du diffuseur public. Les premiers employés licenciés quitteront leur emploi au début de l’été, et ces départs se poursuivront jusqu’à la fin du mois de septembre.

En ce qui concerne la programmation, M. Lacroix a annoncé des compressions de 50 millions de dollars. Le PDG du diffuseur public a confirmé qu’aucune station régionale du réseau ne sera fermée, mais que certaines feront néanmoins les frais de compressions « douloureuses ».La société d’État vendra également des actifs évalués à 125 millions de dollars, gèlera le salaire de ses hauts dirigeants et réduira leurs primes au rendement de 50 %, et offrira un programme de départs volontaires à la retraite. M. Lacroix a aussi confirmé que la radio de Radio-Canada ne diffusera pas de publicité.

Le vice-président principal des Services français, Sylvain Lafrance, a annoncé que les compressions toucheront les journalistes des salles de nouvelles, les correspondants à l’étranger et le personnel des émissions d’affaires publiques.

À la télévision générale, ces compressions toucheront les émissions jeunesse et entraîneront des modifications des modes de production. Les producteurs indépendants qui travaillent pour la société ont aussi accepté de réduire leurs coûts.

Une bonne partie du financement de Radio-Canada dépend de ses revenus publicitaires, qui sont en chute libre depuis quelques mois. Or M. Lacroix évalue à plus de 60 millions de dollars le manque à gagner en revenus publicitaires, sans compter l’augmentation des coûts de production.

Le PDG de Radio-Canada a demandé de pouvoir augmenter la capacité d’emprunt de la société, mais le ministre refuse catégoriquement, craignant que les revenus publicitaires ne reviennent jamais au niveau qu’ils ont déjà été. Selon lui, la Société vivrait alors une « véritable » crise.

Le directeur général de l’information de Radio-Canada, Alain Saulnier, informera ses employés vers 14 h 30 sur la façon dont les changements les toucheront. Le Syndicat des communications de Radio-Canada réagira au même moment.

Maintien annoncé des services en français

Mardi, le ministre Moore a dit croire que la Société Radio-Canada sera en mesure de maintenir un niveau de services en français adéquat à l’échelle nationale, malgré ses problèmes financiers.

Témoignant devant le comité des langues officielles de la Chambre des communes, il a répondu aux questions de députés inquiets des compressions qui s’en viennent à la société d’État, et de l’impact sur les minorités francophones à l’extérieur du Québec.
Yvon Godin

Yvon Godin

« C’est qui à Radio-Canada qui va perdre? C’est qui les 600 emplois? Est-ce que c’est dans le bureau de Radio-Canada à Montréal ou ça va aller dans toutes les communautés partout dans le pays. Parce que dans les communautés, nous, la personne qui a la caméra, c’est la même personne qui pose la question. Si vous éliminez cet emploi, le bureau est parti », a demandé le député néo-démocrate du Nouveau-Brunswick, Yvon Godin.

Le ministre Moore s’est voulu rassurant: « À plusieurs reprises, j’ai eu des réunions avec Hubert Lacroix, et il me donne l’assurance qu’il est confiant, absolument confiant que les services dont les Canadiens ont une expectation (sic) de Radio-Canada dans votre comté au Nouveau-Brunswick, que ça va continuer ».

Le Bloc québécois accuse néanmoins le gouvernement conservateur d’utiliser le prétexte de la crise économique pour refuser d’octroyer l’aide demandée par la société d’État.

« L’entêtement idéologique de ce gouvernement fait en sorte que la SRC est contrainte de vendre des actifs et de mettre à pied entre 600 et 1200 employés pour rencontrer ses obligations financières. Pourtant, une plus grande flexibilité financière, telle une simple avance de fonds de la part du gouvernement fédéral sur l’enveloppe budgétaire de 2009 serait suffisante! » a lancé la porte-parole du Bloc Québécois en matière de patrimoine et députée de Saint-Bruno-Saint-Hubert, Carole Lavallée.(suite) sur radio-canada.ca

Source Media: radio-canada.ca & Article installé par Martin Smith pour LeQuebectimes.com

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