Bernie Ecclestone s’expliquera à Enquête
November 27, 2008 by Martin Smith
(QT) Après avoir accordé une entrevue à la radio montréalaise CJAD, depuis que Montréal
s’est vu retiré son Grand Prix, jamais Bernie Ecclestone n’avait pris la parole pour commenter le dossier. Pour la première fois, le grand patron de la F1 accepte de livrer ses états d’âme, avec une rancune bien sentie à l’endroit de Normand Legault.
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«Normand a oublié de nous payer alors qu’il devait nous payer. Ce fut un peu dérangeant de savoir qu’il ne pouvait nous payer alors que nous étions en train d’assister à la course», a déclaré Ecclestone à la station montréalaise CJAD.
«Ce n’est pas de la faute de Normand Legault, mais il n’avait qu’à nous payer pour que la course se poursuivre! Nous avions un contrat et nous l’avons honoré.»
Déçu des politiciens québécois
La fin de semaine dernière, Michael Fortier, Raymond Bachand et Jean Charest confirmaient que leurs efforts pour relancer le Grand Prix s’étaient avérés vains. Selon eux, Bernie Ecclestone aurait demandé 175 millions $ en garantie immédiate pour la présentation des 5 prochaines épreuves à Montréal. Refusant de confirmer ces chiffres, le bonze de la Formule Un se défend.
De un, il s’est dit extrêmement déçu de voir les politiciens québécois étaler sur la place publique des chiffres erronés. De deux, il refuse de qualifier ses offres «d’irraisonnables», comme l’ont fait Fortier, Bachand et Charest.
«Irraisonnable comparativement à quoi? Nous avons des courses dans le monde entier et ce n’est pas irraisonnable à nulle part ailleurs. Je mets au défi à tout le monde de regarder dans mon bureau et vous allez vous rendre compte que mes demandes les plus basses étaient pour Montréal.»
«Nous avions besoin d’un promoteur qui nous donnerait la garantie de nous payer, ou la garantie du gouvernement sur 5 ans. Le gouvernement ne pouvait promettre cela.»
«L’offre qui a été faite était tout simplement inacceptable. Nous étions prêts à oublier la dette de 24 millions $ des promoteurs précédents (Normand Legault). C’est totalement inhabituel pour nous de faire cela.»
Malgré tout, Ecclestone a apprécié sa rencontre avec les dirigeants québécois. Une réunion au sommet qu’il a jugé «de bon goût et amicale.» Il ne met pas une croix définitive sur Montréal, poussant même l’audace à confier qu’il aimait la ville et le Québec!
«Je veux que la F1 revienne à Montréal. Ça fait 3 ans que nous nous faisons dire que nous allions être payés l’année suivante. Cette année, ils n’avaient plus de manoeuvre pour nous payer. Ils ont eu l’opportunité de nous payer.»
«J’aime Montréal. Tout le monde en F1 aime Montréal. Ce que j’ai proposé, cétait plus que bon pour tous.»(suite) sur Corus Sports
Source Media: Corus Sport & Entrevue CJAD
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