Ceux qui croient voir le bout du tunnel
October 26, 2008 by Martin Smith

Le Quebec Times
(QT) La finance mondiale a-t-elle touché le fond?
A l’issue d’une semaine pendant laquelle les marchés ont continué à dégringoler, la question peut sembler prématurée et tous les indicateurs annonçant une récession globale sont au rouge mais il se trouve quelques observateurs pour prédire que le tumulte financier -l’économie, c ‘est une autre affaire- touche à sa fin. Edward Loef, un analyste de Theodoor Gilissen Bankiers, assurait samedi à la chaîne CNBC que “nous sommes tout près d’un nouveau cycle”. A ses yeux, le Dow Jones devrait atteindre un plancher dans les semaines à venir avant de rebondir et d’entamer une vigoureuse ascension.
En France par ailleurs, dans un entretien au Journal du Dimanche le 26 octobre, le président de la Fédération bancaire française (FBF) Georges Pauget entrevoit les premiers signes de normalisation en France après la crise financière: “depuis huit jours, nous voyons enfin les premiers signaux positifs: les taux baissent, la liquidité revient, la confiance aussi…Le retour à la normale sera forcément très progressif, mais la situation est en train de se débloquer… La question d’une nationalisation ne s’est pas posée” en France contrairement à la Grande-Bretagne ou l’Islande”. Cet optimisme vaut surtout pour la France, où le système bancaire est plutôt plus encadré qu’ailleurs.
Lundi, la Société de prise de participation de l’Etat (SPPE), contrôlée à 100% par l’Etat, a injecté 10,5 milliards d’euros au profit de six banques. Pour sa part, la Société de financement de l’Economie (SFFE) a annoncé vendredi qu’elle fournirait sous peu 5 milliards d’euros de liquidités à sept banques.
Georges Pauget, qui est également directeur général du Crédit Agricole, détaille la manière dont les banques vont être soutenues: “L’argent que nous prête l’Etat nous coûtera 8% d’intérêt. Mais cet argent nous permettra de proposer à nos clients un volume de crédit environ huit fois supérieur. Cela n’aura pas d’impact réel sur les taux des crédits”. Les entreprises vont, de leur côté, profiter d’une hausse de l’affacturage, explique Pauget: “Racheter leurs factures aux entreprises, c’est financer immédiatement leur trésorerie. Une vraie solution”.
Pour ce qu concerne l’économe réelle, il faudra êre plus patient. Samedi, Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, a promis que 2009 serait une année difficile. Hier , Eric Woerth, le ministre du Budget, a estimé lui que le “ralentissement très fort va durer encore quelques mois”, espérant que la crise ne durerait as au delà de 2009.
Source Media écrit: 20 Minutes.fr

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